Cette candidature n’obéissait pas à des considérations personnelles mais à la volonté d’être utile à mon pays, ma région et ma sensibilité politique. Malgré un soutien sincère et très large, de Martine Aubry à Ségolène Royal, en passant par Pierre Moscovici, François Hollande et Bertrand Delanoë, la motion pilotée par Vincent Peillon, David Assouline et Manuel Valls m’a finalement préféré, au dernier moment, Eric Andrieu, 1er secrétaire fédéral de l’Aude, en position éligible.

J’en ai pris acte, refusant par ailleurs toute délocalisation.

Au-delà de ma situation personnelle anecdotique, je regrette qu’à de très rares exceptions, les partis politiques français, toutes sensibilités confondues, laissent le contrôle du Parlement Européen et donc des législations européennes, à d’autres Etats Membres qui savent s’y investir et y positionner de fortes personnalités dans la durée.

Il est à craindre que la France continue à subir l’Europe plutôt qu’à l’inspirer.

Je garderai de cet épisode somme toute banal –nul mandat n’étant éternel- l’immense satisfaction d’avoir compté beaucoup d’amis en Gironde et à Paris, dans toutes les sensibilités du Parti Socialiste. Je les remercie de leur soutien.

La grande leçon de cette épreuve, toujours difficile, des désignations sur les listes européennes au PS, restera cette année l’impuissance confondante des grands leaders du Congrès de Reims au profit de jeux d’appareil d’un autre âge.